L'état des revenus créateurs en 2026 : au-delà des mythes
Combien gagne réellement un créateur de contenu en 2026 ? La question est sur toutes les lèvres, mais les réponses circulent rarement avec la précision nécessaire. Entre les success stories mises en avant sur les réseaux sociaux et la réalité financière quotidienne de la majorité des créateurs, il existe un fossé considérable que nous allons combler avec des données vérifiées.
Les chiffres les plus récents compilés par DemandSage et l'Influencer Marketing Hub révèlent une moyenne de 215 $ par publication sponsorisée tous créateurs confondus. Mais cette moyenne masque des écarts vertigineux : un nano-influenceur Instagram peut toucher 80 à 90 $ par post, tandis qu'un méga-influenceur dépassant le million d'abonnés négocie régulièrement au-delà de 10 000 $ par collaboration.
L'économie des créateurs a franchi le cap des 250 milliards de dollars en valeur globale selon Circle, et pourtant, seulement 18 % des créateurs tirent l'essentiel de leurs revenus des sponsorisations seules. Ce guide décompose, plateforme par plateforme, ce que les créateurs gagnent réellement, comment les tarifs varient selon la taille d'audience, et pourquoi la diversification des revenus est devenue la règle d'or de la monétisation en 2026.
Instagram : la plateforme reine du sponsoring créateur
Instagram reste en 2026 la plateforme de référence pour le marketing d'influence. Son écosystème mature, ses formats variés (posts, Stories, Reels, Lives, Guides) et sa base d'utilisateurs démographiquement attractive en font le terrain de jeu privilégié des marques à la recherche de visibilité ciblée.
Les tarifs sponsorisés sur Instagram suivent une progression quasi-linéaire en fonction de la taille d'audience, avec des paliers bien définis que les professionnels du secteur connaissent :
- Nano-influenceurs (1K–10K abonnés) : 80 à 90 $ par post feed. Ces créateurs compensent un reach limité par des taux d'engagement souvent supérieurs à 5 %, ce qui les rend particulièrement attractifs pour les marques locales et les lancements de niche.
- Micro-influenceurs (10K–50K) : 200 à 500 $ par post. C'est le segment qui connaît la croissance la plus rapide en termes de demande de la part des annonceurs. Leur audience est suffisamment large pour générer du volume tout en conservant un engagement authentique.
- Mid-tier (50K–100K) : 500 à 670 $ par collaboration. À ce niveau, les créateurs commencent à professionnaliser leur approche avec des media kits structurés et des négociations formalisées.
- Macro-influenceurs (100K–500K) : 670 à 5 000 $ par post. Les marques nationales et internationales privilégient ce segment pour des campagnes à portée significative.
- Méga-influenceurs (500K–1M) : 5 000 à 7 500 $ par publication. Ces créateurs sont souvent accompagnés par des agences de talent et négocient des packages multi-formats.
- Célébrités digitales (1M+) : 10 000 $ et bien au-delà. Les tarifs peuvent atteindre 50 000 à 100 000 $ pour les plus grandes audiences, surtout lorsque le contenu est exclusif et multi-plateforme.
Un facteur déterminant est le format : les Reels Instagram génèrent des tarifs 1,5 à 3 fois supérieurs aux posts classiques du feed. Cette prime s'explique par l'algorithme qui favorise massivement le contenu vidéo court, offrant un reach organique nettement supérieur. Un micro-influenceur qui facture 300 $ pour un post feed peut légitimement demander 600 à 900 $ pour un Reel sponsorisé équivalent.
Les Stories, quant à elles, se négocient généralement entre 30 et 50 % du tarif d'un post feed, mais leur format éphémère et leur taux de swipe-up (désormais remplacé par les stickers lien) en font un outil de conversion directe apprécié par les marques e-commerce.
Pour maximiser vos revenus Instagram, la première étape est de renforcer votre base d'abonnés avec une audience qualifiée et engagée. Un profil avec 10 000 abonnés actifs et un engagement de 6 % sera systématiquement mieux rémunéré qu'un compte de 50 000 abonnés avec 1 % d'engagement. Des services comme l'achat de followers Instagram peuvent accélérer cette croissance initiale et crédibiliser votre profil auprès des marques partenaires.
TikTok : le nouveau géant de la monétisation créateur
TikTok a révolutionné la monétisation des créateurs, mais ses mécanismes de rémunération restent parmi les plus complexes à décrypter. Contrairement à Instagram où le sponsoring domine, TikTok propose un écosystème à plusieurs couches qui combine fonds de créateurs, sponsorisations directes, et fonctionnalités de monétisation native.
Le TikTok Creator Fund (devenu le Creativity Program en 2024, puis élargi en 2025) rémunère les créateurs éligibles à hauteur de 30 à 40 $ pour 1 million de vues. C'est un revenu de base qui, seul, est insuffisant pour vivre de la création de contenu — un créateur générant 500 000 vues par vidéo toucherait entre 15 et 20 $ par publication. Cependant, ce programme sert de tremplin vers des revenus plus substantiels.
Les tarifs de sponsorisation TikTok suivent une grille différente de celle d'Instagram :
- Nano-influenceurs (1K–10K) : 50 à 300 $ par vidéo sponsorisée. Le format court et la viralité potentielle de TikTok rendent même les petits créateurs attractifs pour les marques en quête d'authenticité.
- Micro-influenceurs (10K–50K) : 200 à 2 500 $. L'écart de fourchette s'explique par les variations de niche : un micro-influenceur tech ou finance peut facturer le haut de la fourchette, tandis qu'un créateur lifestyle se situera plus bas.
- Mid-tier (50K–500K) : 2 500 à 7 000 $. Ces créateurs bénéficient d'une audience fidèle et d'un historique de performance mesurable.
- Macro-influenceurs (500K–1M) : 7 000 à 15 000 $. Les campagnes à ce niveau incluent souvent des droits d'utilisation du contenu et des clauses d'exclusivité.
- Méga-influenceurs (1M+) : 15 000 à 50 000 $+ selon la niche, l'engagement et l'exclusivité négociée.
Le TikTok Shop a ajouté une dimension supplémentaire à la monétisation en 2025-2026. Les créateurs affiliés touchent entre 5 et 20 % de commission sur les ventes générées via leurs vidéos shoppables. Certains micro-créateurs spécialisés dans les niches beauté et mode rapportent des revenus mensuels de 2 000 à 8 000 $ uniquement via le TikTok Shop, sans aucune collaboration sponsorisée.
Si vous souhaitez accélérer votre visibilité TikTok pour accéder à ces opportunités de monétisation, développer votre audience TikTok stratégiquement peut constituer un investissement rentable à moyen terme.

YouTube : le roi de la monétisation long format
YouTube reste, et de loin, la plateforme la plus rémunératrice pour les créateurs qui misent sur le contenu long format. Son modèle dual — revenus publicitaires AdSense + sponsorisations directes — offre une stabilité financière que les autres plateformes peinent à égaler.
Le programme partenaire YouTube reverse entre 55 et 70 % des revenus publicitaires aux créateurs. Le RPM (revenu pour mille impressions) varie considérablement selon la niche :
- Niches à RPM élevé (finance, immobilier, tech B2B, assurance) : 15 à 35 $ pour 1 000 vues
- Niches à RPM moyen (tech grand public, éducation, santé) : 7 à 15 $ pour 1 000 vues
- Niches à RPM faible (gaming, vlog, divertissement) : 2 à 7 $ pour 1 000 vues
En matière de sponsorisations directes, YouTube se positionne comme la plateforme premium :
- Nano-créateurs (1K–10K abonnés) : 100 à 500 $ par intégration sponsorisée
- Micro-créateurs (10K–50K) : 500 à 5 000 $ selon la durée de l'intégration (30 secondes, 60 secondes, vidéo dédiée)
- Mid-tier (50K–200K) : 5 000 à 15 000 $. Les marques SaaS et tech sont particulièrement actives dans ce segment.
- Macro-créateurs (200K–1M) : 15 000 à 25 000 $ par vidéo sponsorisée
- Méga-créateurs (1M+) : 25 000 à 100 000 $+. Les intégrations dans des vidéos dédiées peuvent dépasser 200 000 $ pour les chaînes les plus influentes.
YouTube Shorts, le format court de la plateforme, reste moins rémunérateur avec des RPM oscillant entre 0,02 et 0,10 $ pour 1 000 vues via le fonds Shorts. Cependant, les Shorts servent de puissant outil d'acquisition : ils redirigent du trafic vers le contenu long format où la monétisation est maximale.
Le membership YouTube et les Super Chats lors des lives constituent des sources de revenus complémentaires non négligeables. Les créateurs mid-tier rapportent des revenus de memberships entre 500 et 3 000 $ par mois, tandis que les Super Chats peuvent générer 200 à 2 000 $ par session live selon la taille et l'engagement de la communauté.
Tableau comparatif : tarifs créateurs par plateforme et taille d'audience (2026)
Ce tableau synthétise les tarifs moyens de sponsorisation par plateforme et par palier d'audience. Les fourchettes reflètent les données consolidées de DemandSage, Influencer Marketing Hub et Hootsuite pour le premier trimestre 2026.
| Palier d'audience | Instagram (Post) | Instagram (Reel) | TikTok | YouTube |
|---|---|---|---|---|
| Nano (1K–10K) | 80–90 $ | 120–270 $ | 50–300 $ | 100–500 $ |
| Micro (10K–50K) | 200–500 $ | 300–1 500 $ | 200–2 500 $ | 500–5 000 $ |
| Mid-tier (50K–100K) | 500–670 $ | 750–2 000 $ | 2 500–5 000 $ | 5 000–15 000 $ |
| Macro (100K–500K) | 670–5 000 $ | 1 000–15 000 $ | 5 000–7 000 $ | 15 000–25 000 $ |
| Méga (500K–1M) | 5 000–7 500 $ | 7 500–22 500 $ | 7 000–15 000 $ | 25 000–50 000 $ |
| Célébrité (1M+) | 10 000 $+ | 15 000 $+ | 15 000–50 000 $+ | 25 000–100 000 $+ |
Observations clés :
- YouTube domine systématiquement en valeur absolue par collaboration, grâce à la durée de vie supérieure du contenu et à son double modèle de rémunération (pub + sponsoring).
- Les Reels Instagram offrent le meilleur ratio effort/rémunération pour les créateurs visuels, avec un multiplicateur de 1,5 à 3x par rapport au feed classique.
- TikTok présente la fourchette la plus large, car la viralité imprédictible rend chaque créateur potentiellement exposé à des millions de vues — ce qui augmente sa valeur perçue par les marques.
- Tous paliers confondus, la moyenne reste à 215 $ par post sponsorisé — un chiffre tiré vers le bas par la masse de nano-influenceurs qui constituent plus de 65 % du marché.
Les 7 sources de revenus au-delà du sponsoring
Si les sponsorisations captent l'attention médiatique, elles ne représentent qu'une fraction du revenu des créateurs les plus prospères. Selon les données de Circle et Shopify, seulement 18 % des créateurs dépendent exclusivement du sponsoring. Les 82 % restants ont diversifié leurs sources de revenus, et les créateurs les plus performants suivent une répartition optimale :
- 40 % — Produits numériques : e-books, formations en ligne, templates, presets Lightroom, filtres AR. C'est la source de revenus qui offre les marges les plus élevées (souvent 85-95 %) et la meilleure scalabilité. Un créateur avec 20 000 abonnés vendant un e-book à 27 € peut générer 5 000 à 15 000 € par lancement.
- 25 % — Abonnements et memberships : Patreon, memberships YouTube, communautés privées Discord, newsletters premium. Ce modèle crée un revenu récurrent prévisible. Les créateurs mid-tier rapportent des revenus mensuels de 1 500 à 8 000 € via leurs memberships.
- 20 % — Affiliation : liens affiliés Amazon, programmes d'affiliation spécialisés (logiciels SaaS, équipements, mode). Les taux de commission varient de 3 à 50 % selon le produit. Les créateurs tech et finance obtiennent les meilleurs résultats grâce aux paniers moyens élevés des produits recommandés.
- 10 % — Sponsorisations : collaborations rémunérées avec les marques. Bien qu'elles ne représentent que 10 % du revenu total optimal, elles restent essentielles pour la crédibilité et la visibilité.
- 5 % — Consulting et speaking : interventions en conférence, coaching privé, formation en entreprise. Un créateur reconnu dans sa niche peut facturer 1 000 à 5 000 € la journée de consulting.
Les deux sources de revenus bonus qui complètent cette liste :
- Merchandising : produits physiques à l'effigie du créateur. Les marques de vêtements et accessoires lancées par des créateurs mid-tier génèrent entre 2 000 et 20 000 € par mois selon la communauté.
- Licensing et droits d'utilisation : les marques paient pour réutiliser le contenu créé (UGC whitelisting) dans leurs campagnes publicitaires. Ces droits représentent souvent 30 à 100 % du tarif initial de la collaboration.
Comment calculer votre valeur réelle en tant que créateur
La fixation des tarifs est l'un des exercices les plus délicats pour les créateurs. Trop cher, vous perdez des opportunités. Trop bas, vous vous dévalorisez et tirez le marché vers le bas. Voici une méthodologie structurée pour établir vos tarifs en 2026 :
La formule de base :
Tarif par post = (Nombre d'abonnés × Taux d'engagement × CPE moyen de votre niche) × Multiplicateur de format
Le CPE (Coût Par Engagement) moyen par niche en 2026 :
- Mode/Beauté : 0,05–0,10 $
- Tech/Gaming : 0,08–0,15 $
- Finance/Business : 0,12–0,25 $
- Santé/Fitness : 0,06–0,12 $
- Food/Cuisine : 0,04–0,08 $
- Voyage : 0,07–0,14 $
Les multiplicateurs de format :
- Post feed Instagram : 1x (base)
- Story Instagram : 0,4x
- Reel Instagram : 2x
- Vidéo TikTok : 1,5x
- Vidéo YouTube (intégration 60s) : 3x
- Vidéo YouTube dédiée : 5x
Par exemple, un créateur tech avec 25 000 abonnés et un taux d'engagement de 4 % facturerait : 25 000 × 0,04 × 0,12 $ = 120 $ pour un post feed, 240 $ pour un Reel, et 360 $ pour une vidéo TikTok. Ces tarifs servent de point de départ et doivent être ajustés en fonction de l'exclusivité, des droits d'utilisation et de la complexité du brief créatif.
Pour affiner cette estimation, vous pouvez utiliser notre calculateur d'engagement gratuit qui vous donnera une vision claire de la performance de votre compte et de votre positionnement tarifaire par rapport au marché.

Les facteurs cachés qui influencent vos revenus
Au-delà du nombre d'abonnés et du taux d'engagement, plusieurs facteurs souvent négligés ont un impact considérable sur les revenus d'un créateur :
1. La géographie de votre audience
Un créateur dont 80 % de l'audience est basée aux États-Unis, au Canada ou en Europe de l'Ouest sera mieux rémunéré qu'un créateur avec une audience dispersée dans des marchés à moindre pouvoir d'achat. Les CPM publicitaires varient de 1 à 10 selon les régions — ce qui se répercute directement sur les tarifs de sponsorisation.
2. La niche et le pouvoir d'achat de l'audience
Les niches finance, tech B2B, immobilier et luxe commandent des tarifs 2 à 4 fois supérieurs à la moyenne, car chaque conversion générée par le créateur a une valeur client (LTV) nettement plus élevée pour la marque.
3. La qualité de production
Un créateur capable de livrer du contenu haute qualité (éclairage professionnel, montage soigné, storytelling maîtrisé) justifie des tarifs 30 à 50 % supérieurs. Les marques économisent sur leurs coûts de production en déléguant au créateur.
4. L'historique de performance
Les créateurs qui peuvent démontrer des résultats concrets (ventes générées, trafic redirigé, inscriptions obtenues) via des case studies ou des screenshots d'analytics négocient des tarifs significativement supérieurs. Les données de performance transforment une dépense marketing en investissement mesurable.
5. L'exclusivité et les droits d'utilisation
Une clause d'exclusivité (ne pas collaborer avec un concurrent pendant 30, 60 ou 90 jours) justifie une majoration de 25 à 100 % du tarif de base. Les droits de whitelisting (utilisation du contenu dans les publicités payantes de la marque) ajoutent généralement 30 à 50 % supplémentaires.
6. La saisonnalité
Les tarifs augmentent naturellement de 20 à 40 % pendant les périodes de forte demande publicitaire : Q4 (Black Friday, Noël), Saint-Valentin, rentrée scolaire. Les créateurs avisés planifient leur calendrier de collaborations en conséquence.
Étude de cas : anatomie des revenus d'un créateur mid-tier en 2026
Pour illustrer concrètement ces données, prenons le profil type d'un créateur mid-tier français actif sur Instagram et TikTok avec 75 000 abonnés combinés dans la niche lifestyle/mode :
Revenus mensuels moyens (estimés) :
- 2 collaborations Instagram (1 Reel + 1 post) : 1 800 €
- 1 vidéo TikTok sponsorisée : 1 200 €
- Affiliation (liens bio + stories) : 600 €
- Vente de presets/guides : 900 €
- Membership Discord premium (45 membres × 9,90 €) : 445 €
- Droits d'utilisation UGC (1 campagne) : 500 €
Total mensuel estimé : 5 445 €
Ce revenu, bien que modeste comparé aux mega-influenceurs, représente un salaire confortable qui permet de vivre de la création de contenu à temps plein. Le point crucial est la diversification : aucune source ne dépasse 33 % du revenu total, ce qui protège le créateur contre les fluctuations du marché sponsoring.
En comparaison, un créateur du même palier qui dépend exclusivement du sponsoring gagnerait environ 3 000 € par mois — soit 45 % de moins. La diversification n'est pas un luxe, c'est une nécessité stratégique.
Les erreurs tarifaires les plus courantes des créateurs
Après avoir analysé des centaines de media kits et négociations de créateurs, voici les erreurs les plus fréquentes qui coûtent cher :
Erreur 1 : sous-évaluer les droits d'utilisation
Trop de créateurs acceptent que les marques réutilisent leur contenu dans des campagnes publicitaires payantes sans facturer de supplément. Ce droit a une valeur réelle : le contenu UGC utilisé en ads performe 2 à 4 fois mieux que le contenu créé par les marques, ce qui signifie que votre contenu génère une valeur considérable au-delà de la publication organique initiale.
Erreur 2 : accepter le troc comme seule rémunération
Recevoir un produit gratuit en échange d'un post n'est acceptable que dans deux cas : le produit a une valeur supérieure à votre tarif habituel, ou la collaboration avec la marque offre une valeur stratégique significative pour votre positionnement. Dans tous les autres cas, exigez une rémunération monétaire.
Erreur 3 : ne pas avoir de media kit professionnel
Un media kit bien structuré (démographie de l'audience, taux d'engagement, exemples de collaborations passées, tarifs) augmente la valeur perçue de 20 à 30 %. Les marques associent le professionnalisme de votre présentation à la qualité de vos contenus.
Erreur 4 : négliger la négociation
Les premières offres des marques sont presque systématiquement inférieures de 30 à 50 % au budget réel disponible. La négociation n'est pas de l'avidité — c'est du professionnalisme. Proposez des options (package basique vs premium) plutôt qu'un simple oui/non.
Erreur 5 : ignorer les métriques de conversion
Les créateurs qui trackent et communiquent leurs taux de conversion (clics, ventes, inscriptions) justifient des tarifs 40 à 60 % supérieurs. Investissez dans des outils de tracking (UTM, liens affiliés, codes promo dédiés) pour prouver votre ROI aux marques.
Stratégie de monétisation optimale par palier en 2026
Votre stratégie de monétisation doit évoluer avec votre audience. Voici les priorités recommandées par palier :
Phase 1 — De 0 à 5 000 abonnés : construire les fondations
- Priorité : croissance organique et positionnement de niche
- Monétisation : premiers produits numériques (template, guide gratuit pour construire une liste email)
- Objectif financier : 0 à 500 €/mois
- Action clé : créer du contenu régulier et documenter vos résultats pour futur media kit
Phase 2 — De 5 000 à 20 000 abonnés : premières monétisations
- Priorité : affiliation et produits numériques payants
- Monétisation : premiers sponsorings (80-300 $/post), e-book ou mini-formation (15-47 €)
- Objectif financier : 500 à 2 000 €/mois
- Action clé : créer un media kit, rejoindre des plateformes d'influence, lancer une newsletter
Phase 3 — De 20 000 à 100 000 abonnés : professionnalisation
- Priorité : sponsorisations structurées + membership
- Monétisation : collaborations régulières (500-5 000 $/post), formation premium (97-297 €), communauté payante
- Objectif financier : 3 000 à 10 000 €/mois
- Action clé : diversifier sur 3-4 sources de revenus minimum, négocier des contrats long terme
Phase 4 — 100 000+ abonnés : optimisation et scaling
- Priorité : marque personnelle et produits à forte marge
- Monétisation : collaborations premium (5 000 $+), lancement de marque propre, consulting, speaking
- Objectif financier : 10 000 €+/mois
- Action clé : embaucher un assistant ou un agent, développer des revenus passifs scalables
Les tendances qui vont redéfinir les revenus créateurs en 2026-2027
L'économie des créateurs évolue à une vitesse vertigineuse. Voici les tendances majeures qui vont impacter les revenus dans les 12 à 18 prochains mois :
L'essor de l'UGC rémunéré
Le modèle UGC (User Generated Content) professionnel explose. Les marques paient des créateurs 150 à 500 $ par vidéo pour produire du contenu qui sera utilisé dans leurs campagnes publicitaires — sans même exiger que le créateur le publie sur ses propres réseaux. Ce modèle ouvre la monétisation à des créateurs talentueux mais avec une petite audience.
Les abonnements comme pilier de revenus
Les fonctionnalités d'abonnement natives (Instagram Subscriptions, YouTube Memberships, TikTok Series) gagnent en adoption. Les créateurs qui construisent une offre d'abonnement cohérente sécurisent un revenu prévisible qui les protège des fluctuations algorithmiques et des variations saisonnières du sponsoring.
L'intelligence artificielle comme multiplicateur de productivité
Les outils IA (génération de scripts, montage automatisé, création de variantes de contenu) permettent aux créateurs de produire 2 à 3 fois plus de contenu sans augmenter proportionnellement leur temps de travail. Cette productivité accrue se traduit directement en opportunités de monétisation supplémentaires.
La montée en puissance des communautés verticales
Les plateformes communautaires spécialisées (Circle, Skool, Discord premium) permettent aux créateurs de monétiser leur expertise avec des tarifs d'abonnement de 19 à 99 $/mois. Un créateur avec 500 membres payant 29 $/mois génère 14 500 $ mensuels — sans aucune dépendance au sponsoring ou aux algorithmes.
La transparence tarifaire imposée par les plateformes
Les marketplaces de créateurs intégrées aux plateformes (Instagram Creator Marketplace, TikTok Creator Marketplace) standardisent progressivement les tarifs. Cette transparence profite aux créateurs bien positionnés mais comprime les marges de ceux qui surfacturaient par rapport à leurs métriques réelles.
Conclusion : transformer sa présence en revenus durables
Les données sont claires : en 2026, il n'a jamais été aussi accessible de gagner de l'argent en tant que créateur de contenu, mais il n'a jamais été aussi important de le faire intelligemment. La moyenne de 215 $ par post sponsorisé ne raconte qu'une infime partie de l'histoire.
Les créateurs qui prospèrent en 2026 partagent trois caractéristiques communes : ils ont diversifié leurs revenus sur au moins 4 sources différentes, ils connaissent précisément la valeur de leur audience (géographie, démographie, pouvoir d'achat), et ils traitent leur activité de création comme une entreprise — avec des objectifs financiers, un suivi des métriques et une stratégie de croissance structurée.
Que vous soyez un nano-influenceur à 2 000 abonnés ou un créateur mid-tier à 100 000, le chemin vers une monétisation durable passe par les mêmes étapes : construire une audience engagée, diversifier vos sources de revenus, professionnaliser votre approche des collaborations, et investir continuellement dans la qualité de votre contenu et la croissance de votre communauté.
L'économie des créateurs de 250 milliards de dollars ne fait que commencer. Les fondations que vous posez aujourd'hui détermineront vos revenus de demain.
Points clés à retenir :
- Moyenne globale : 215 $ par publication sponsorisée en 2026
- Instagram : 80 $ (nano) à 10 000 $+ (célébrité), Reels = 1,5-3x le tarif feed
- TikTok : 50 $ (nano) à 50 000 $+ (méga), Creator Fund = 30-40 $/1M vues
- YouTube : plateforme la mieux rémunérée, jusqu'à 100 000 $+ par vidéo sponsorisée
- Seuls 18 % des créateurs vivent exclusivement du sponsoring
- Répartition idéale : 40 % produits numériques, 25 % abonnements, 20 % affiliation, 10 % sponsoring, 5 % consulting
- La diversification augmente les revenus de 45 % en moyenne par rapport au sponsoring seul



